Devenez votre propre boss en devenant chauffeur privé

Devenir propriétaire d’une entreprise de VTC est une manière intéressante d’utiliser votre voiture pour gagner votre vie. En outre, cela peut être assez rentable dépendamment de la manière dont vous vous y prenez, et voici ce qu’il vous savoir si cette activité vous intéresse.

Quels sont les critères requis ?

Pour posséder une entreprise de VTC, il y a plusieurs critères auxquels on doit répondre, et ceux-ci ne sont pas nécessairement à la portée de tout le monde. Parmi les certifications, il vous faut posséder un permis B vieux d’au moins 3 ans, une certification d’aptitude physique, pour laquelle il faudra approcher la préfecture, et passer un examen spécifique. Ce dernier n’est pas nécessaire si vous avez une expérience en tant que chauffeur professionnel d’au moins un an sur la décennie passée.

Vous devez également passer une formation VTC, qui vous permettra d’obtenir une carte professionnelle. Vous devez apposer cette carte sur le pare-brise de votre véhicule ou autre part d’où on pourra bien la voir. Enfin, afin de pouvoir bénéficier de votre numéro d’immatriculation pour votre entreprise VTC, vous devez suivre un stage sur la préparation à l’installation, dont vous pouvez cependant être dispensé dans des cas de figure spécifiques.

Les règles qui régissent les VTC

Même si le service fourni est sensiblement similaire, les conditions de travail des taxis et des VTC ne sont pas pareilles. En outre, si vous possédez une entreprise VTC, votre seul moyen légal de contracter des clients est de les inciter à faire des réservations. Vous n’êtes pas permis de transporter une personne qui n’ait pas réservé un trajet au préalable. Aussi, il en découle que vous n’avez pas le droit de passer les rues au peigne fin pour trouver des clients comme les taxis font.

Différentes informations sont indiquées sur les tickets de réservation pour les VTC, et celles-ci permettent de connaitre le moment de réservation, ainsi que la date à laquelle le transport s’est fait. Si un VTC venait à offrir un trajet à un client sans que celui-ci n’ait de tickets, il s’exposerait à des sanctions importantes, pouvant aller jusqu’à la suspension temporaire de son activité.

Le véhicule lui-même doit répondre à des critères spécifiques, à savoir posséder de 4 à 9 places, avoir un moteur d’une puissance n’allant pas en dessous de 84 Kilowatts, et avoir moins de 6 ans. Cette dernière condition n’est pas valable dans la mesure où votre véhicule est une voiture de collection dont qu’on aura pris soin de restaurer.

Les démarches légales pour entamer une entreprise de VTC

Comme il s’agit d’une activité commerciale, il vous faut faire la déclaration de votre entreprise de VTC à l’état, afin que celle-ci suive les normes sur le plan légal. Pour ce qui est du statut juridique de votre entreprise, vous avez différents choix qui s’offrent à vous, dont l’entreprise individuelle, l’EIRL, l’EURL et la SASU.

Concernant quel statut choisir, cela dépend essentiellement des différents avantages et inconvénients apportés par ceux-ci, et votre choix par rapport à cela. Sur le plan fiscal, vous pouvez être soit soumis à l’Impôt sur les Revenus, ou à celui sur les Sociétés, toujours en fonction du statut juridique de votre entreprise VTC. En outre, vous devez nécessairement vous inscrire au registre des VTC pour y bénéficier d’un numéro d’immatriculation.

Celui-ci vous sera essentiel pour pratiquer légalement votre activité, et parmi les conditions pour pouvoir en bénéficier, il y a une capacité financière qui s’élève à 1500 euros. C’est une démarche assez aisée qui peut se faire sur internet, cependant vous devrez procéder à celle-ci une fois tous les 5 ans pour qu’elle demeure valide.

Ernest Auteur